Partager l'article ! 70 ans de la CIMADE: l'absolue nécessité de l'accueil des migrants: Hier soir au Manège prés de 270 personnes (65% de femmes et 8% de -30 an ...
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Hier soir au Manège prés de 270 personnes (65% de femmes et 8% de -30 ans) avaient répondu à l'appel de
la CIMADE pour ses 70 ans, en se retrouvant autour d'une conférence débat exposition (possible de la voir dans le hall de la maison des associations.) sur le thème des Migrants.
Mr Ruffier 1er adjoint de Chambéry a ouvert la conférence, en excusant Mme le Maire qui ne pouvait être présente. (excusés: Messieurs Bouvard, Gaymard,Dord....)
La Cimade témoigne chaque année dans un
rapport de la situation dans ces prisons pour étrangers. Ce
faisant la Cimade dérange et le gouvernement veut la faire taire. C’est ainsi que le 26 décembre, continuant l’œuvre de musellement gouvernemental, le préfet des Pyrénées
Atlantiques a interdit l’accès du CRA d’Hendaye à Patrick Peugeot, président de la Cimade.
Usant d’un artifice et prenant prétexte de la loi sur les marchés
publics et la mise en concurrence, le gouvernement a obtenu quela
Cimade ne soit plus présente, à partir du
1er janvier, que dans quelques centres. En opérant un tel morcellement géographique, cette réforme veut
empêcher la société civile d’avoir une vision globale de la politique d’enfermement des étrangers et de demander des comptes à l’Etat sur les conditions trop souvent honteuses dans lesquelles
des êtres humains sont parqués.
Le gouvernement cherche clairement à remplir les objectifs de quotas d’expulsions qui lui ont été assignés par
Nicolas Sarkozy, en expulsant vite en catimini, y compris dans des pays en guerre où la sécurité des expulsés n’est pas assurée, et si possible sans que les tribunaux interviennent et aient
la possibilité de dire le droit et de le faire respecter. En imposant un
renouvellement annuel des contrats des ONG intervenant dans les centres de rétention, il les met en concurrence et se donne les moyens de sélectionner les plus
obéissantes.
Ca se passe tout prés de chez nous, sous nos fenêtres
Monsieur Guilherme HAUKA-AZANGA, sans papier, vivant en France
depuis huit ans et refusant son expulsion du territoire français vers son pays d’origine l’Angola, treize jours après son arrestation à son domicile, se trouve actuellement en prison pour une
durée de deux mois.