Corruption en France: le point de vue d'Etienne Tête

Publié le par Le P'tit Démocrate de Chambéry



Étienne Tête

Gynécologue obstétricien qui n'exerce plus depuis 1993, date à laquelle il fait sont entrée en politique, a été, rappellons le, l'exemple type du citoyen engagé, qui vient s'imposer contre les apparatchics de son propre parti (en l'occurrence les Verts) et contre les pouvoirs exorbitants des institutions (Privés et/ou Publiques) .Il se sert en autodidacte, de sa connaissance du droit, comme outil et arme politique pour s'opposer aux différents projets qui vont à l'encontre de l'intérêt général.





Michel Noir l'avait surnommé «Sieur Chicano», et nombreux sont ceux qui qui lui accole le qualificatif de “procédurier“ ou de “tatillon“.

A cela , il répond «Quand un avocat gagne des procès, on dit que c'est un grand juriste. Quand c'est un citoyen, on dit que c'est un procédurier, cherchez l'erreur» il ajoute «Se servir du droit, c'est souvent le seul moyen pour régler des problèmes dans l'urgence. Le seul pour faire entendre la voix des minorités.» Libération 15/10/1999


Ses principaux trophés :

-Son recours devant le Conseil d'Etat fera annuler l'élection de Charles Millon à la tête de la présidence du Conseil Régional en 

-Son recours fera casser le contrat qui liait la communauté urbaine à un consortium Bouygues-Dumez, ce qui entraîne la chute du péage autoroutier du périphérique nord de Lyon.

-Son recours, récent (2008) en Conseil d’État pour demander l’annulation du décret de création d’EDVIGE, mobilisera l'opinion (avec d'autres)

-Il s'oppose actuellement (entre autre) au Projet grand Stade de Lyon appelé le “Aulas ou OL Land“


La corruption en France...en Rhône Alpes....en Savoie.....à Chambéry, quels état des lieux...quels diagnostics ?


Récemment chez nos voisins britanniques le scandale des notes de frais qui a éclaboussé la classe politique britannique après une longue bataille politico-juridique engagée en juin 2007 par des journalistes, a abouti à la démission du Speaker de la Chambre des Communes (l'équivalent du Président de l'Assemblée Nationale en France), ce qui n'était pas arrivé depuis plus de trois siècles.

Quel impact cela eu en France ?

Quel réveil cela a provoqué chez les journalistes,.... encore  plus d'enquêtes ?

Chez les élus encore citoyens...quel travail dans les collectivités territoriales pour dénoncer de telles pratiques ?

Etienne Tête,
est bien seul en France, comme au local, à mener cette vigilance quand il fait remarquer “qu'à la demande de Béatrice Vessiller (adjointe verts, au maire de Villeurbanne)  la Cour administrative d'appel de Lyon a condamné Bernard Rivalta (PS) (1) à rembourser 160 000 € environ d'indemnités de fonction indûment perçues. La classe politique lyonnaise se tait. Dans un article publié par le quotidien Le Monde, sous le titre "La lutte contre la délinquance financière est en régression" (23.05.09.), plusieurs magistrats s'inquiètent de la volonté du gouvernement Sarkozy d'étouffer les affaires financières et de fermer le " pôle financier".



Abus de biens sociaux, détournements de fonds, enrichissements personnels, emplois fictifs, ou délits d’initiés sont les formes de corruption les plus répandues aujourd’hui et la liste d’élus condamnés ou mis en examen serait trop longue à établir.

Si depuis 25 ans “ les affaires “ comme l'on dit en France sont devenues un véritable phénomène de société et prennent une dimension médiatique  incontestable (Dernièrement “Angolagate“ ) en constituant, en passant,  la principale cause de désaffection et d'écoeurement des français, pour les"politiques“ et de l'augmentation de l'abstention et du vote blanc et nuls (entre 45 à 65% du corps électoral), il n'en demeure pas moins que le mot même de CORRUPTION est totalement tabou en France et à plus forte raison dans nos territoires, nos agglomérations, nos villes.

Les citoyens seraient en devoir d'attendre des journalistes, des médias, des élus LIBRES et de caractère citoyen, qu'ils puissent se saisir de cette question centrale, pour la mettre aux yeux et oreilles de tous dans le débat public. Cela permettrait que la démocratie soit de moins en mois avariée.

Les exemples et les personnalités cités ci-dessus, qui mènent ce combat sont malheureusement l'exception.


    (1) Bernard Rivalta est Conseiller municipal (Ps) de Vénissieux,conseiller communautaire au Grand Lyon, conseiller général du Rhône,, président du groupe socialiste. Une procédure juridique ne suffisant “‘Messieurs Rivalta et Barriol viennent d’attaquer le Sytral, pour contester le montant du remboursement que le Sytral est en droit de réclamer depuis juillet 2009 !" Bernard Rivalta et Georges Barriol ont chacun, individuellement et avec l’aide d’un autre cabinet d’avocats, déposé un recours au Tribunal Administratif. Ils expliquent que le montant du remboursement dû au SYTRAL serait trop élevé car "le calcul de la créance serait erroné". "Ainsi, le citoyen Rivalta conteste le calcul effectué par le président Rivalta !!! Vu le conflit d’intérêts entre ses deux postures, Bernard Rivalta ne doit-il pas démissionner de son poste au Sytral ? demandent les Verts qui définissent cette situation commeubuesque sur le plan juridique, détestable sur le plan politique et inacceptable sur le plan éthique ! (extrait de Lyon actualités)

 


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T.I.P

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L
'image de la France se dégrade  : Article du Figaro 23/09/2008
 

2 ans de Sarkozy Rue 89


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